Coincé à l’intérieur de l’aseptisé.

Ma tête comme un marteau, l’abattre sur l’enclume des pensées hurlant incohérences et éclater l’inachevé, marteler le bruit sourds des sanglots étouffés. Trouver la régularité pour n’être plus qu’un métronome des heures insipides sans aucun répit.

Au milieu de la suie, vestige du calciné qui colmate les fuites depuis ton dernier passage, j’aimerais pouvoir trouver un souffle d’air frais, indice salvateur qui indiquerait la sortie au sein du sordide des entrailles psy. Il faudrait ouvrir les vannes en grand, et lessiver jusqu’à distinguer les pores et les interstices des barreaux trop bien verrouillés. Trop bien gardés par ces chiens que j’ai moi-même élevés, sentinelles d’un intérieur que je ne voulais plus voir se déverser sur la réalité. Oui mais voilà. Je ne sais plus exsuder, je ne sais plus expectorer, je ne sais plus qu’ingurgiter, sans saveur ni odeur, machinalement. Devenir impuissant dans l’imaginaire, avoir fait brûler la liberté de l’être pour ne plus avoir qu’à paraître, égal, et je me retrouve comme un con à répéter en boucle que je ne sais pas. Rechercher dans les traces des cent pas le prologue d’une pérégrination infinie mais, je me souviens, je les avais effacées. Par précaution.

~ par SilkenTrash le janvier 12, 2012.

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