Tired of my french words, tired of thinking, tired of crying inside. Tears are useless. Tonight I wish I could sleep. It seems it wouldn’t be for now. As usual. Sleep is just a matter of brain control, and i’m afraid I haven’t it on mine anymore… At night, thoughts creep under the skin, feels like spiders in my chest, Alien in my guts. And as I stare at the web they built, they’re eating everything inside. But the armor is too heavy, they can’t go out. So I’m feeding them with lies, beauty, pills and dreams. I’m just an empty shell, a skeleton with a cigarette between the teeth, and a headphone on the skull. Smoke in my bones, music in my head.
It’s a race for rats to die
•février 8, 2010 • 3 commentairesOn regarde l’heure sans cesse. D’un mouvement vif du poignet, ou d’un geste sur son portable, on observe la course effrénée du temps qui passe sans s’arrêter. Grisés par la vitesse, on en oublie d’où l’on vient, où l’on va, ce que l’on fait vraiment. Ta putain d’école à la con, mes ambitions dérisoires. Assis dans l’herbe, on bloque devant la marche du Soleil, mais j’ai oublié de fermer l’obturateur. Les photons s’impriment, irrémédiablement, sur la peau qui flétrit lentement. Tu laisses les rêves pour morts, j’allume une cigarette. Quitte à brûler…
La pression monte, le vent siffle de plus en plus fort à nos oreilles, les G s’accumulent. Appuie encore un peu sur l’accélérateur, presse jusqu’à ce que le sang gicle, que les yeux se révulsent. Bloque la pédale avec le cric, le cendrier trop plein ou ce qui te sert de boîte crânienne, je sabote le frein. On pivote doucement vers l’abîme. Plus qu’à se laisser faire. Hors d’haleine, tu me tends un verre. Quitte à se noyer…
Caught in the undertow
•février 8, 2010 • 9 commentairesUne marée de mensonges. Te ramenant sans cesse tout au fond. A chaque fois elle descend et tu crois à une fin. Et à chaque fois elle remonte au galop, sapant tous les espoirs. Et tu perds pied. Sans cesse, au gré des révélations qui font s’écrouler le chateau de cartes déjà si fragile.
Il parait qu’on finit par s’habituer. Que le sel, au final, ne fait que brûler les tissus déjà nécrosés, dans une douleur presque supportable. Presque. Mais dis-moi, après, qu’est ce qu’il reste ? A part des à-peu-près, ces vides que l’on remplit sans trop se demander pourquoi, pour une obscure raison que les remous ont oblitérée, cachée pour ne pas trop penser. Vivre au ralentit ou à cent à l’heure, pour éviter que les pensées naissent et grandissent, pour éviter de retourner au fond. Flotter entre deux eaux, et se laisser porter. Tant pis pour les conséquences. Pris dans les remous, juste pris dans les remous.
I know
•février 8, 2010 • Laisser un commentaireJe sais, je ne suis qu’un ancien amant,
Une vieille photo en noir et blanc,
Je sais, le passé n’est que souvenirs,
Des fragments éparpillés au gré de ton ire.
∞
Sur la ligne d’arrivée je sais les masques tomberont,
Et le rictus avide apparaîtra au grand jour,
Je sais, de vivre mes besoins n’ont pas raison,
Mais après la course il n’y a plus aucun recours.
Les mauvaises raisons
•février 8, 2010 • 7 commentairesTu voudrais que tout le monde t’adore, répandre la sainte parole sur l’autel de tes contradictions. Pour un simple éclair dans les yeux d’un inconnu, tu soulèverais des montagnes, peu importe la cause, peu importe les circonstances. Le sang coulera ? Tu t’en laves les mains, si le meurtre fait partie intégrante de la reconnaissance. Mais ouvre les yeux, putain, à quoi tu sers ? A part distiller des mots trop sucrés, écœurants à t’en faire exploser les tripes de dégouts mais tu y crois. Convaincu de ta saloperie de suffisance que le monde tourne selon ton évangile. Et tu ressasses tes maximes, comme un lion en cage, attendant une nouvelle proie, un inconnu à aider. Si seulement tu pouvais t’aider toi-même. Mais c’est perdu d’avance…
Où étais-tu hier soir ?
•février 4, 2010 • 3 commentairesDes souvenirs en pagailles, fragmentés, éparpillés. Je me souviens du vin. Et des filles. Et des garçons. L’eau de vie qui coule à la commissure des lèvres, et le tabac qui se consume. Souvent. Trop souvent. Des visages familiers aux traits inconnus, des langues au goût de déjà-vu. Étais-tu vraiment là ? Il y avait une paire d’yeux scintillants au fond de la salle, et un couple de jambes sur le canapé. Sans tronc, sans bras au dessus. Il y avait une main sur le bar, au dessus du cendrier fumant. Une main de bébé. Étais-tu là ce soir ? Je revois les déambulations erratiques et les démarches mal assurées, les sourires et les gorges déployées. Sans marteau ni enclume. Comme dans un rêve mal ficelé, un soir de cauchemar. Et ce damier noir et blanc sur lequel nous jouions à la marelle, à esquiver les mains baladeuses et les brûlures de cigarettes. Tu disais que j’étais bizarre, que mes mots sonnaient faux. Ta voix était là, mais toi, où étais-tu ? Un manque asymétrique, entre oubli et renaissance, une présence fantomatique.
Indifférence
•février 1, 2010 • 3 commentairesUn sourire sur les lèvres ; en filigrane, un rictus. Un voile de soie sur le torse, immaculé, imperméable au sang qui coule en dessous. La surface est lisse, sans la moindre ride, comme un miroir avenant. Si seulement tu pouvais entendre les hurlements qui gémissent derrière le tain. Tu les entends, les ongles qui crissent sur le métal ? Tu les entends putain, les larmes qui coulent dans la gorge, et s’écrasent au fond de l’estomac ? L’estomac qui se noue et tiraille sans cesse dans l’ignorance générale, mais écoute et je dormirai peut-être. Arrache le coton et le lin, déchire la peau, les muscles, les tripes et écoute, dans chaque pulsation un cri, dans chaque souffle une torture. Tout est là, pas de faux-semblants ni de tromperies, aucun masque sous la chair, il suffirait que tu tendes l’oreille. Si seulement tu en avais quelque chose à foutre. Mais voilà tu es sourd ; mais voilà tu es aveugle. Sourd à cette douleur muette qui me ronge, moi, nous, surdité de complaisance, cécité de circonstance. Mais inspire et rendors toi, l’infirmité ne s’apprivoise que le jour.
Des maux
•janvier 28, 2010 • 6 commentairesLes mots sont âcres. Les syllabes, assassines. Sur le cœur éparpillé, les douceurs amères glissent et s’engouffrent dans un nuage de fumée. Devant l’écran, les cendres s’accumulent, les verres se vident, et toujours les mêmes caractères imprimés. Dilués, noyés, un sens insubmersible recouvre le tout. Comme une vérité assénée à coup de hache jusque sous la peau, traversant les iris fatigués, irradiant tout le corps titubant de sa putain de signification. Et dans les neurones ankylosés, les synapses restent muettes. A peine les lèvres peuvent-elles murmurer, un leitmotiv, un râle stéréotypé, inaudible. Les consonnes résonnent, se heurtent et se brisent contre les cordes vocales mais rien ne sort. Les minutes s’égrènent, les paupières comptent les secondes. Plus rien ne se passera ce soir. L’épiderme s’arrangera avec les ecchymoses qui lentement se calligraphient à sa fleur. Les muscles se feront à l’idée de rester tétanisé. Et le cerveau, mon Dieu le cerveau… Englué dans l’agnosie, en proie au doute, il continuera comme il l’a toujours fait, dans un océan de brume anhédonique. Jusqu’à la prochaine sentence.
inexpression
•janvier 27, 2010 • 2 commentairesDes céphalées persistantes cognent et recognent à l’intérieur de cette boîte, et ça pue le renfermé, comme des pensées toujours ressassées, rabâchées sans pouvoir les exprimer. La bouche scotchée, agrafée pour les retenir, la nicotine en trachéo et l’alcool par intraveineuse. Mais ça grouille, ça palpite entre les neurones, le liquide bout, l’influx électrise les rares émotions qui parviennent à passer. La peur. La frustration. Le manque. Le temps passe et les songes macèrent dans l’eau de vie douceâtre. Mais rien ne sort et alors, tout s’accumule. Les idées, les sensations, les mots, ceux des autres et de leur pitoyable dulcinée. La vie s’organise, comme un spectacle insaisissable, indépendant. On fait partie du mobilier. A se demander si un jour on rejoindra le squelette qui sourit au fond de la classe. On défonce les poings à coup de murs inébranlables, mais le sang coule déjà. A l’intérieur.

